hypnocafé

« Toute action de l’homme, tout savoir, toute expérience n’a de sens que dans la mesure où l’on en peut parler », Hannah Arendt

FORUM DE DISCUSSION

SOUS L'EGIDE DE L'ASSOCIATION FRANCAISE D'HYPNOSE (AFHYP)

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20h30 au Café « L’APOSTROPHE »

Premier mardi de chaque mois

sauf juillet et aout

23, rue de la Grange aux Belles, Paris 10ͤ

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Josik Guermeur, psychothérapeute, animera cette soirée dirigée par le Dr Charles Joussellin.

Milton Erickson ne pratiquait pas l’Hypnose Ericksonienne, il n’y avait jamais été formé.
Il pratiquait seulement sa manière de faire de la thérapie, très loin de toute analyse psychologique, s’approchant du mystère de la guérison, le fil conducteur de sa vie.
 L’Hypnose, son domaine continu de recherche, était pour lui la voie royale de communication avec l’inconscient, le sien et celui des autres.

John Grinder et Richard Bandler ont magnifiquement modélisé les patterns, les outils linguistiques de son travail mais se sont arrêtés à cela en inventant la PNL qui est devenu un ensemble de protocoles et processus assez mécaniques mais qui en tous cas permettent d’intégrer la compréhension de la différence entre contenu et forme. 
Avec cette particularité, en France, qu’elle s’est vue mélangée à la psychologie classique, y perdant l’essentiel de sa substance.

L’approche médicale de l’Hypnose Ericksonienne, développée essentiellement dans un milieu institutionnel s’est surtout orientée vers une notion de « médication », avec des indications et des contre-indications. S’éloignant ainsi de l’approche fondamentale de communication développée par Erickson, magnifiée par Bateson qui le considérait comme le Mozart de la communication.

Après avoir été formé et travaillé de nombreuses années dans le cadre d’une école emblématique de l’approche Hypnose Pnl, j’ai rencontré Betty Alice Erickson alors que j’étais sur le point de commencer à enseigner.

Nos nombreuses discussions sur la vie et le travail de son père et sur sa découverte récente de l’aspect shamanique de son travail m’ont incité à explorer, au-delà des techniques, la nature de l’état à partir duquel on pratique l’Hypnose comme Erickson le faisait que j’appelle aujourd’hui l’état du guide et qui est au cœur de mon enseignement.

Lors de cette soirée je propose à celles et ceux qui y participeront de découvrir en vidéo une session exemplaire de ce travail pour ensuite échanger à son propos sur la base de leurs questions, interrogations et remarques.

Josick Guermeur

Le connectome ? Qu’es aquo ?

Connaissez-vous le connectome ?

Si vous avez la chance de ne pas le connaître, venez nous rejoindre (Jean Becchio et Bruno Suarez) au prochain hypno-café pour le découvrir.

A la pointe des découvertes dans le domaine des neuro-sciences, le connectome nous offre des pistes pour la compréhension de la transe, hypnotique, créatrice, chamanique, spirituelle, sportive. Jean et Bruno vont vous faire partager leurs connaissances dans ce domaine « pointu » et montrer les applications cliniques utilisables par les hypnopraticiens. Charles Joussellin animera ensuite le débat.

Dr Jean Becchio

SE PLAINDRE DE DOULEUR – Dr Charles Joussellin

Nous analysons ce qu’est la douleur pour l’homme. Expérience humaine radicalement subjective, la douleur ne peut pas s’objectiver. Pour l’appréhender nous préférons à l’auto évaluation quantitative de la douleur l’hétéro-évaluation de ce que l’homme douloureux montre de lui-même par la médiation de son corps et surtout ce qu’il dit de cette expérience : la mise en récit. D’où l’importance de se tourner vers l’homme douloureux, pour qui la douleur est une pensée et une souffrance.

L’homme qui se plaint de douleur fait part à autrui d’un « mal-être » dans lequel le sens qu’il attribue à l’expérience vécue possède une grande importance. Douloureux, sa présence au monde est altérée. Se plaindre de douleur représente une adresse au cœur de l’intersubjectivité où de nombreux phénomènes subjectifs s’échangent, s’entrecroisent et s’influencent. La forme de la plainte dépendra de nombreux facteurs dont les enjeux et les circonstances. Pour s’apaiser, l’homme douloureux, surtout celui dit douloureux chronique, doit bénéficier d’une reconnaissance première, réciproque et mutuelle, et d’une recherche de sens.

L’engagement réciproque sollicité par se plaindre de douleur représente une rencontre intersubjective tendue qui se déroule entre une indifférence redoutée et une reconnaissance espérée, au risque du ressentiment : un chemin audacieux vers un champ des possibles. Une mise à l’épreuve de l’humanisation de l’autre au cours de laquelle des échanges produisant une déshumanisation ou une réhumanisation se succèdent.

Dr Charles Joussellin